Le Voyage de
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Les navigations des moines celtes furent réalisées sans aucun but de conquête ou d’expansion territoriale, mais dans un esprit de paix. Ils voulaient propager la foi nouvelle, explorer la mer immense, trouver des lieux de retraite ou comme le fit Brandan le navigateur, se lancer dans la quête du paradis perdu.

Précurseurs des grandes découvertes, ces hommes, non contents d’enluminer le règne de Charlemagne (et d’inventer pour lui l’école !) poussèrent l’audace jusqu’aux côtes sauvages du Groënland et peut-être même jusqu’aux rives de ce continent à demi-légendaire que reconnaîtra quelques siècles plus tard le Norvégien-Islandais Leif Ericksson, fils d’Éric le Rouge, et qu’il nommera Winland : l’Amérique.

Ces moines, probablement tous fils de pêcheurs, naviguaient dans des canots de cuir voile-aviron de 9 à 12 mètres appelés Curragh dans la langue des gaëls. Ils cabotaient d’île en île, de monastère en monastère, tirant chaque soir leur léger vaisseau à terre et dressant la tente. Dans la mesure du possible, ils ne restaient guère plus de deux ou trois nuits en mer.

Léger, très manœuvrant à l’aviron, possédant un très faible tirant d’eau et pouvant être réparé facilement et rapidement, le Curragh était le bateau de cabotage et d’exploration idéal dans ces mers caractérielles où il est d’ailleurs toujours utilisé, sous une forme réduite. Ce canot est le dernier représentant de l’un des plus vieux types de bateau au monde, presque un dinosaure.

Meitheal Mara, constructeurs de curraghs, Les Iles d'Aran

 
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